Présentation
De plus en plus d’observateurs soulignent combien les institutions démocratiques souffrent de « myopie démocratique », entendue comme la tendance à penser à court-terme et être en mode réactif lorsque vient le temps de prendre une décision publique. Les exemples abondent : 1) nous consommons des énergies fossiles alors que ce n’est pas durable; 2) nous construisons des villes qui favorisent les déplacements en auto-solo; 3) nous favorisons l’achat de voiture électrique alors que l’augmentation de la demande en hydroélectricité n’est pas soutenable; etc. Comment expliquer la myopie démocratique? Plusieurs explications existent, dont nos biais cognitifs qui font en sorte que les humains sous-évaluent les bénéfices futurs, tout en surestimant les coûts actuels. Dans ce projet, je m’intéresse plutôt aux blocages institutionnels et aux solutions institutionnelles pour remédier à cette impasse démocratique.
Dans la foulée des préoccupations de mon partenaire pour accélérer la transition socio-écologique en réformant les processus de prise de décision de la Ville de Montréal, le projet propose une démarche de design institutionnel qui est une méthode de recherche et d’exploration dont l’objectif est de développer de nouveaux arrangements institutionnels qui favorisent et/ou contraignent l’action des acteurs, en changeant leurs droits, leurs devoirs et/ou leurs rôles. En raison du caractère exploratoire du projet, je me pencherai sur 2 grandes catégories d’IGF les plus susceptibles d’être importées à l’échelle municipale : 1) IGF intégrées au processus parlementaire; 2) les IGF de type agences publiques autonomes.
Ce contenu a été mis à jour le 25 novembre 2024 à 5h22.
